Depuis le 1er janvier 2026, le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF, ou CBAM) est entré dans sa phase définitive. Ce qui n’était jusque-là qu’une obligation déclarative trimestrielle devient une réalité financière pour tous les importateurs européens d’acier. La question n’est plus de savoir si le CBAM va impacter vos coûts d’achat, mais de combien — et comment y faire face sans perdre en compétitivité.
Le CBAM, où en est-on en 2026 ?
Le règlement européen 2023/956 a organisé une montée en puissance progressive : une phase transitoire purement déclarative de 2023 à 2025, puis, depuis le 1er janvier 2026, l’obligation d’acheter des certificats CBAM correspondant aux émissions de CO2 intégrées dans les marchandises importées. Les premiers achats de certificats débutent en février 2027 pour les importations de 2026, et l’horizon 2034 marquera la suppression totale des quotas gratuits encore accordés aux industriels européens.
Le secteur du fer et de l’acier est de loin le plus exposé : il représente plus de 70 % de la valeur des échanges couverts par le CBAM et devrait porter environ 81 % du coût total du mécanisme. Avec un prix du quota carbone européen actuellement situé entre 70 et 100 € la tonne de CO2, l’addition peut vite grimper.
| Échéance | Ce qui change |
|---|---|
| 2023 – 2025 | Phase transitoire, déclaration trimestrielle uniquement, aucun coût financier |
| Depuis le 1er janvier 2026 | Phase définitive : achat obligatoire de certificats CBAM |
| Février 2027 | Premiers achats de certificats, pour les importations de 2026 |
| D’ici 2034 | Suppression totale des quotas gratuits européens — application intégrale du coût carbone |
Ce que cela change concrètement pour les entreprises françaises
Les entreprises qui importaient jusqu’ici directement depuis des origines à forte intensité carbone se retrouvent face à trois défis simultanés : un défi financier (achat de certificats CBAM, en plus des droits de douane existants), un défi administratif (statut de déclarant MACF autorisé, calcul des émissions intégrées, déclarations annuelles) et un défi de données (obtenir de leurs fournisseurs étrangers des données d’émissions fiables, faute de quoi ils paient le tarif par défaut le plus défavorable).
Pour une entreprise sans service dédié à la conformité douanière et environnementale, ce triple défi représente une charge nouvelle — et un risque de marge important.
Pourquoi faire appel à ACI-STEEL plutôt que de sourcer seul à l’étranger
C’est précisément là qu’un partenaire de négoce structuré comme AACI-STEEL change la donne.
Une chaîne d’approvisionnement déjà diversifiée et documentée. ACI-STEEL s’appuie sur un réseau de sourcing multi-origines établi de longue date, avec des relations directes usine et des accords commerciaux préférentiels déjà en place.
La gestion de la donnée d’émissions, déjà notre métier. Le calcul des émissions intégrées et la collecte de certificats de conformité (Materials Test Certificates, EN 10204) font partie de notre pratique quotidienne de négociant international.
Une entreprise française, un interlocuteur unique. Contrairement à un sourcing direct à l’étranger, ACI-STEEL est un acteur basé en France qui peut structurer l’importation et absorber une partie de la complexité réglementaire.
Une capacité à réagir vite face à un cadre en mouvement. Le CBAM va encore évoluer — extension annoncée à 180 produits transformés dès 2028. Un négociant qui suit ces évolutions au quotidien peut réorienter vos approvisionnements avant que le coût ne devienne un problème.
Anticiper plutôt que subir
Le CBAM ne va pas disparaître : il va monter en puissance chaque année jusqu’en 2034. Les entreprises qui s’appuient sur un fournisseur capable d’absorber la complexité protégeront leurs marges mieux que celles qui subissent la hausse au fil de l’eau.
